jeudi 26 avril 2012

Cormac McCarthy, La route



Résumé
L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d'une humanité retournée à la barbarie.
Mon avis
Ce livre a un style littéraire particulier qui fait parfois perdre le fil de l'histoire. Tout d'abord, il n'y a aucun chapitre. Le livre se lit en continu sans démarcation précise. Il est difficile de savoir combien de jours se sont passés entre le début de l'histoire et la fin de celui-ci. Le titre résume bien son contenu, car il l'homme et le petit, tels qu'ils sont présentés dans le roman sans prénom, ne font qu'avancer sur un route vers le sud tout au long du livre. Les dialogues n'ont pas de contenu et sont même minimalistes et sans intérêt. D'un livre traitant de l'apocalypse je me serais attendue à davantage d'émotions, surtout qu'il s'agit d'un drame, mais j'ai eu de la misère à entrer dans la peau des personnages et à ressentir ce qu'ils vivaient.
De plus, il y a peu d'action. Comme les humains sont presque tous décédés dans les incendies, l'homme et le petit ne rencontrent presque personne sur la route. Les seuls moments d'action sont quand ils rencontrent quelques personnes, mais il n'y a pas d'altercation ou encore de suspense ou l'on se demande ce qu'il va arriver. Le récit est quelque peu redondant, car à chaque deux pages, on retrouve souvent la série d'actions suivantes; avancer sur la route, écouter s'il y a des pas, dormir et manger. Quelquefois la série change et on décrit les maisons et le bateau dans lesquels l'homme cherche de la nourriture lorsqu'il est dans le besoin.
Là ou l'auteur a bien réussi c'est dans sa description de la désolation des lieux et de l'ampleur des villes réduites en cendres. Les métaphores sont bien choisies et on s'imagine bien ce à quoi les lieux ressemblent. La fin est aussi surprenante et relativement bien réussie avec une morale très bonne, mais cela vous le découvrirez si vous lisez le livre. L'action commence un peu quand on arrive à la moitié du récit, pas avant.
Ce roman convient donc aux personnes qui sont adeptes de descriptions bien réalisées, de paysages bien décrits et qui considèrent qu'un style d'écriture plutôt minimaliste est bien adapté pour un roman.
Je donne la note de 2/5.

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